.                 A- Antioxydants,ralentisseurs du vieillissement: comment s'aider de la chimie ?

- Comme mentionné précédemment, les mitochondries sont productrices d’énergie et considérées comme la source majeure de production de radicaux libres, atomes ou molécules ayant un électron libre sur leur couche périphérique, qui se stabilisent en volant un électron d’une autre molécule. En effet, en brûlant l’oxygène, elles produisent des substances toxiques (phénomène d’oxydation) dont les radicaux libres qui provoquent des cancers et des maladies. De très nombreux éléments permettent actuellement d’affirmer que les radicaux libres, en induisant plusieurs réactions (telles que des réactions de peroxydation lipidique très néfastes pour la cellule) sont responsables d’une part importante de la diminution de la fluidité membranaire et de la baisse d’activité d’enzymes (telles que la cytochrome oxydase qui permet le transport d’oxygène) dans les mitochondries.

Ils peuvent être éliminés par l’organisme à l’aide d’antioxydants (par rapports alimentaires). Ces antioxydants comme les vitamine E (huile végétale, noix, beurre, poisson gras…) C (cassis, persil frais, poivrons, kiwis, fraises, oranges...) A (foie d’animaux, beurre, oeufs, fromage, carotte, épinards, brocolis….), le zinc (poissons ainsi que tout ce qui n’est pas muscle chez les animaux, céréales complètes, légumineuses)  captent les radicaux libres et les neutralisent. Donc, l’apport en antioxydants devrait ralentir le vieillissement. C’est ce qu’a montré une expérience, « étude SU.VI. MAX» réalisée entre 1994 et 2002 en France: Pendant 8 ans, 130 mille volontaires âgés de 35 à 60 ans ont pris chaque jour une gélule renfermant des antioxydants, la moitié ne recevant sans le savoir qu’un placebo (substance sans principe actif). Résultat: Une réduction de 31 % du nombre de cancers et de 37% du nombre de décès chez les Hommes. D’autres part,  aucun effet n’est relevé sur les femmes, ayant une alimentation naturellement riche en fruits et en légumes donc en antioxydants.

Cependant, un excès d’antioxydants n’a aucun effet sur le vieillissement  et peut même être nocif si ces derniers sont synthétiques.

Ainsi, ils ne permettent pas de prolonger la vie mais éliminent les déchets de la cellule (cancers et maladies).

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Ce schéma permet de montrer comment la lutéine (antioxydant contenu dans le jaune d’œuf, les légumes jaunes (mais et carottes) ou dans les feuilles vertes (épinards) permet de protéger de l’effet des radicaux libres.

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Ainsi, plusieurs pistes peuvent être adoptées pour retarder le vieillissement et les maladies incurables mais à chacune correspondent des désavantages.


                     Parmi les substances qui permettent de ralentir le vieillissement existent :

                      • Le RESVERATROL:

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          Le resveratrol est un composé que l’on trouve dans la peau du raisin, dans le vin, dans les cacahuettes et les fruits comme framboises, mures, myrtilles… Il est connu pour ses propriétés antioxydantes protectrices contre le vieillissement et le stress oxydatif (=agression des radicaux libres), les inflammations et les accidents cardiovasculaires ; il améliore le métabolisme des graisses expliquant partiellement le "paradoxe français" des buveurs de vin - mangeurs de graisses saturées (fromage viande) qui ont peu de maladies cardio-vasculaires. Il agit sur les cancers (du sein entre autre) en éliminant les cellules malades. Il serait également un protecteur du système nerveux améliorant les maladies neurodégénératives ; Le resveratrol a donc les fonctions d’un anti-oxydant, d’un anti-cancéreux et d’un anti inflammatoire. Il augmente la longévité chez la levure (organisme unicellulaire apparenté à l’homme). Les chercheurs de la Harvard Médical School ont découvert que le champignon unicellulaire vit 60 a 80 % plus longtemps grâce au resveratrol. D’autres expériences sur la cellule humaine montrent que 30% parmi elles survivent contre 10% non traitées. Parmi ses inconvénients déjà connus, on peut retenir que le resveratrol coupe l’appétit et est responsable de la perte de poids ; qu’il a un effet sur les plaquettes sanguines qui pourraient augmenter  le risque de saignement et l’impact défavorable sur certaines maladies auto immunes (dues à l’hyperactivité du système immunitaire). Cependant les articles scientifiques montrent qu’il n’est pas encore possible de tirer des conclusions définitives quant aux effets du resveratrol chez l’homme.

   • La mélatonine (hormone qui a plusieurs fonctions dont celle de capter les radicaux libres) : on administre à un rongeur de la mélatonine vers 12 mois (age où débute la sénescence c'est-à-dire la dégradation des fonctions de l’organisme). On observe que le vieillissement est retarde de 3 mois.

Si prise à haute dose, la mélatonine peut provoquer une somnolence, des migraines et des sautes d’humeur et déstabilise l’équilibre hormonal de l’organisme. 

La rapamycine (médicament pour prévenir l’activité du système immunitaire): c’est un antifongique qui traite toute affection provoquée par les champignons. Des chercheurs du Jackson Lab. ont administré de la rapamycine a 2000 souris âgées de 20 mois (équivalent à 60 ans chez l’homme) : la durée de vie a augmenté de 9% chez les males et de 13% chez les femelles. Cependant, il y a certaines précautions à prendre quant a son emploi : un excès de rapamycine pourrait provoquer la sensibilité de l’organisme face aux infections, un retard ou un défaut de cicatrisation de plaies, une élévation du cholestérol ou de triglycéride, des cas de pneumonie … 

La Dhea (dehydroepiandrosterone) (hormone stéroïde, dérivée des hormones sexuelles, cousine chimique de la testostérone qui joue un rôle dans la santé et le bien-être) : Elle atteint son pic de production à 20 ans et commence à diminuer à partir de 30 ans. Elle diminue la formation de graisse, régule l’hypertension et améliore l’état de la peau. Cependant, son administration comporte des risques: elle peut causer à long terme des maladies cardiovasculaires, des troubles respiratoires importants et peut augmenter le risque du cancer du sein et de l’utérus chez les femmes et le risque de cancer de la prostate chez l’homme. 

    Donc bien qu’étant une hormone réputée pour ses avantages et ses effets antivieillissement, la Dhea peut causer, à long terme, de nombreuses maladies chez l’Homme. 

• L’Hormone de croissance : elle stimule la croissance de l’enfant et assure chez l’adulte la fonction de restaurer les stocks de protéines détruites pendant l’activité de la journée sous l’effet de la cortisone. Cette hormone pourrait donc aider le maintien de la musculature de l’homme prenant de l’âge. Cependant, elle pourrait provoquer des troubles hormonaux comme l’acromégalie qui entraîne une augmentation anormale de la taille des pieds et des mains et une déformation du visage au fil des ans. 

En conclusion, certains antioxydants ainsi que les progrès de la chimie dans la préparation de nouveaux remèdes  permettent de lutter contre l’heure fatidique. Cependant, leurs limites ne sont pas à négliger : il faut savoir équilibrer ses rapports en antioxydants et veiller à respecter dose et indications concernant les médicaments.

B- Vie Quotidienne


- Manger moins permet de vivre plus longtemps et en bonne santé. La diminution de calories (restriction calorique) réduit la glycémie (taux de sucre dans le sang) et l’insuline (hormone liée au vieillissement), augmente la protection vis-à-vis du stress oxydatif, entraîne la solidité des enzymes de réparation de l’ADN et augmente l’apoptose qui détruit les cellules anormales. Se mettre à la diète permet de modifier aussi l’expression des gènes favorisant le cancer, il y a donc moins de tumeurs et de maladies cardiovasculaires ; aussi, le rythme de division des cellules est 3 fois plus lent, ce qui retarde la limite de Hayflick. De plus,  il y a ralentissement de la régularité de la division cellulaire ce qui retarde la puberté et augmente la longévité. Ainsi les cellules sont des moteurs qui s’usent avec la consommation d’énergie plus qu’avec le temps.Ce régime présente plus d’avantages que d’inconvénients puisqu’il n’a aucun effet secondaire et qu’il permet d’avoir de bonnes habitudes alimentaires (régime équilibré, nutritif avec des repas très variés).

- Pour vivre mieux, il faut faire du sport: les statistiques ont montré que le taux global de décès des personnes pratiquant une activité physique moyenne est inférieur de 60% à celui des sédentaires ; de plus, la mort par maladie cardio-vasculaires chez les hommes est diminuée de plus de 2/3. Le sport réduit les risques de plusieurs types de cancers (côlon, prostate, sein…), la pression sanguine, le stress et aide à combattre les dépressions et les troubles de sommeil. Il augmente la force des ligaments et des tendons, renforce les os et aide à prévenir l’ostéoporose. Cependant, la pratique du sport présente des risques : le sportif peut se blesser en faisant un faux mouvement, en chutant ou en recevant un coup. Il peut être victime d’un accident cardio-vasculaire (du type infarctus du myocarde). Certains sports présentent des risques réels d'accidents corporels graves, tels que le traumatisme crânien ou la noyade.


- La nourriture crétoise ou japonaise est riche en légumes verts et secs et en céréales peu transformées. Les légumes fournissent des fibres et des antioxydants qui permettent de ralentir le vieillissement.Manger crétois ou japonais apporte des acides gras indispensables dans de bonnes proportions. Le poisson et l’huile de colza ou de noix contiennent de grandes quantités d’acide alpha-linolénique (oméga 3). Ce rapport trop présent dans l’alimentation crétoise et japonaise limite les risques de maladies cardiovasculaires d’arthrose, d’allégies et de cancers. Cependant, l’alimentation crétoise ou japonaise étant pauvre en sucres, en lipides (beurre), en lait de vache et en viande rouge peut entraîner des risques de problèmes intestinaux et la fragilité de l’organisme due a sa carence en graisses et en sucres.