A-De la mort cellulaire...

Il existe région hautement répétitive d’ADN à l’extremité d’un chromosome appelée “télomère” de séquence TTAGGG, et non codante. Ces télomères prolongent les chromosomes et assurent une protection contre les effets du temps et de l’environnement. A chaque fois que le chromosome est dupliqué chez un eucaryote, juste avant la mitose, le complexe enzymatique de l’ADN polymérase qui permet la réplication de l’ADN est incapable de copier les derniers nucléotides ce qui provoque le raccourcissement des télomères et la perte d’informations génétiques nécessaires au fonctionnement cellulaire.

La télomérase, identifiée par Elizabeth Blackburn et Carol Greider en 1985, est une enzyme ribonucléoproteine transcriptase inverse (enzyme qui permet de transcrire l’information génétique des virus et des rétrotransposons de l’ARN en ADN), et qui répare les télomères et permet donc de conserver la longueur des chromosomes. La télomérase est formée de ribonucléoprotéine (assemblage d’une sous-unité protéique: TERT et d’une-sous unité ARN : TERC)
La sous-unité TERC contient la séquence AAUCCC qui permet la synthèse et la répétition télomérique.
L’expression de hTERT (gène qui code pour la sous-unite protéique TERT de la télomérase en utilisant l’autre sous-unité protéique TERC comme modèle.) est necessaire pour la synthèse de la télomérase.
Chez l’homme hTERT ne s’exprime pas, à part dans les cellules sanguines, souches et germinales.
C’est pour cela, en l’absence de télomérase, les télomères sont raccourcis.


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Le raccourcissement des télomères provoque la mort des cellules par apoptose qui constitue une autodestruction propre et organisée decouverte en 1972 par John Kerr, Andrew Wyllie, Alastair Currie. Le raccourcissement des télomères entraine une modification dans le comportement de la cellule, elle condense le noyau et le cytoplasme qu’elle entoure, decoupe son ADN en petits fragments, empaquette ses constituants dans des ballonets qui empêchent la libération des produits toxiques. La cellule se fragmente alors en ballonets ingerés par les cellules voisines sans inflammations. 

On distingue deux autres types de morts cellulaires, la nécrose et l’autophagie:
-La nécrose est une mort violente et desordonnée. L’aggression ou le stress violent de la personne cause la rareté ou le manque d’oxygène, la présence de substance toxique ou une augmentation soudaine de la température. Ceci provoque un gorgement d’eau dans les cellules conduisant à la destruction de leur membrane par explosion. La cellule libère alors ses enzymes toxiques ce qui cause la mort des cellules voisines et des réactions inflammatoires.

-L’autophagie est un type de mort cellulaire du a un deficit nutritif, un faible niveau de O2 ou une absence de croissance qui cause la transformation d’un organite de la cellule appelé lysosome en un autophagosome (vacuole) qui ingère une partie du contenu de la cellule ensuite un globule blanc phagocyte la cellule morte.


B- … à la mort de l’organisme

      Chaque individu naît avec un nombre determin
é de cellules rénales qui ne se multiplient pas. Lorsque ces cellules vieillissent, elles meurent par apoptose mais surtout par nécrose, l’activité rénale baisse donc avec le temps et les cellules sont perdues. Les reins arrêtent ainsi de fonctionner, or le rein permet d’éliminer les dechets et l’eau du sang, ainsi son arrêt provoque l’emplissement des poumons d’eau. Le coeur se met à battre de façon desordonnée ce qui accelère les difficultés d’oxygénation des cellules du cerveau. Le cerveau ne contrôle plus la respiration. L’indivudi meurt.
      Le cerveau est un organe vital, il suffit qu’il cesse de fonctionner pour que la mort s’installe. En effet, le cerveau a pour fonction de contrôler les syst
èmes vasculaire, pulmonaire, digestif... lorsqu’il s’arrêtte, aucun organe ne fonctionne correctement. Le cerveau détruit, c’est aussi, le centre des désirs, les émotions, la conscience et les rêves les plus inconscients qui ont disparu: “Une fois le cerveau hors d’usage, les organes sont comme une armée désorganisée qui n’aurait plus de commandant”.
Ainsi, les médecins concluent qu’un individu est mort quand ils estiment que son cerveau est tellement abîm
é qu’il n’y a plus rien pour le sauver.


C- Les théories du vieillissement

  La théorie du contrôle génétique:
Cette théorie affirme que notre héritage génétique d’ADN détermine en grande partie le rythme auquel nous vieillissons et l’âge maximum que nous atteindrons. C’est dans la structure même de l’ADN que serait inscrit la durée de notre parcours terrestre. Les télomères se raccourcissent à chaque division et constituent ainsi des horloges biologiques. C’est la limite de Hayflick (50 réplications  en moyenne pour l’homme ). Donc au bout de 50 divisions cellulaires, les télomères ne peuvent plus se raccourcir et la cellule meurt.

   La théorie des radicaux libres et des mitochondries:
Les mitochondries sont des producteurs d’énergie. En brulant l’oxygène, elles produisent des substances toxiques (c’est l’oxydation) dont les radicaux libres . Les radicaux libres sont des atomes ou des molécules ayant un électron libre sur leur couche périphérique et qui se stabilisent en “volant” un électron d’une autre molécule, ce qui provoque des cancers et d’autres maladies. Les radicaux libres sont donc en partie responsable du vieillissement de l’individu.   

    La théorie hormonale ou neuro-endocrine:
Elle fut developée par Vladimir Dilman. Celui-ci a étudié en détail le réseau biochimique qui gère notre système endocrinien (ensemble des organes qui possèdent une fonction de sécrétion des hormones) et la production de nos hormones sous la direction de l’hypothalamus, une petite glande située dans le cerveau. Durant notre jeunesse, cette production hormonale est élevée et elle diminue parfois de manière importante lorsque nous vieillissons. Ainsi, la production d’hormone de croissance se réduit dès l’âge de 30 ans, ce qui produit la diminution de la masse musculaire et l’augmentation de la masse graisseuse. Après 40 ou 50 ans, les niveaux de certaines hormones sexuelles (progestérone et oestrogènes (pour la femme), testostérone(pour l’homme)) vont diminuer, ce qui produit ménopause et andropause (phénomène biologique, similaire à la ménopause de la femme, qui peut affecter les hommes entre quarante et cinquante-cinq ans, les changements corporels surviennent très graduellement chez l’homme et peuvent être accompagnés de changements d’attitudes et d’humeurs, de fatigue, de perte d’énergie, d’agilité physique). Il en va de même pour l’hormone thyroïdienne (hormones produites par la glande thyroïde à partir d'un acide aminé, la tyrosine) et pour la mélatonine produite par la glande pinéale. C’est pourquoi la supplémentation hormonale est un composant essentiel des thérapies anti-vieillissement. Elle permet de remettre l’horloge hormonale à zéro et ainsi de retarder ou possiblement d’inverser de nombreux effets du vieillissement.